A l’époque où "génération stagiaire" rime avec "génération précaire", un stage bien mené peut déboucher sur un CDI.

 

La preuve avec Marie Clémot, promo TMS 2OO9 !

 

Il suffit d’une détermination farouche, de relances régulières alliées à une disponibilité immédiate. Et, alors, la chance peut sourire... Avec le  départ d’une habilleuse, Marie a su être la bonne personne au bon endroit au bon moment.


DSCF4735Et on ne lui a pas donné un stage à rallonge ! Pas un job d’intermittent ! Pas un CDD!

 

A elle le Paradis Latin avec un CDI  !


Avec un I comme indéterminé. Pas comme intermittent…

 

Il faut dire qu’elle avait fait ses preuves pour le boulot avec un parcours limpide !

Saint-Jo côté cours…

 

A peine le DTMS en poche, elle décroche un statut de remplaçante pendant 6 mois au Paradis puis un CDI dès le mois de février.

Beau parcours professionnel pour l’ancienne TMS de Saint-Jo passée auparavant par la casse Bac Pro Couture.

Cette double formation lui est pour le moins utile. Aujourd’hui, à 21 ans, elle travaille 6 jours sur sept dans la coulisse de 16h30 à 21 h30. Elle est désormais l’une des cinq habilleuses du Cabaret en charge des 5 danseurs et des 10 danseuses qui se produisent quotidiennement.

Entre l’entretien des costumes, le lavage, les retouches et la conduite en coulisses des séquences d’habillage qui doivent être programmés à la seconde près côté cour et côté jardin.

Elle est de la revue en coulisses avec les tenues de french cancan et si elle apprécie l’hommage quotidien du meneur de revue qui n’oublie jamais de remercier les techniciens et les habilleuses, elle sait que son rôle est incontournable :

 

« sans nous les habilleuses, les danseuses ne sont rien » reconnaît-elle !

 

Cette expérience parisienne la ravit même si les horaires ne sont pas toujours très pratiques. Mais sur le ton de l’ironie, elle en vient presqu’à envier la dame-pipi du Paradis Latin qui, elle aussi, a pourtant de belles toilettes. L’habilleuse en profite pour, gentiment, lui tailler un costume :

 

« Bien sûr elle est encore plus dans l’ombre que nous les habilleuses. Mais grâce à ses pourboires, son salaire est meilleur que le nôtre ».

 

DSCF4737… le Paradis côté jardin

 

Tout n’est pas parfait au Paradis : elle aimerait bien parfois que les horaires et les salaires puissent, comme les vêtements qu’elle gère, être retouchés.

 

Mais elle adore son travail et la confiance qu’on lui témoigne…

 

Elle bichonne les costumes de la cour ou de French cancan qui font le succès du spectacle et qu’il faut encore faire durer.

 

Mais elle adore, par-dessus tout, les tenues de roses qu’il n’est pas question de laisser faner. Elle les cultive amoureusement en jardinière des costumes.


Marie sait trop bien qu'avec les roses du Paradis Latin, l'habilleuse doit veiller côté cour et, surtout, côté jardin.


Elle sait trop bien qu'elle ne doit jamais perdre les pétales.